J’ai le droit de pleurer!

« Sois forte! » « Ne pleure pas! » Quelle femme Noire n’a pas entendu ces mots? On a l’impression parfois qu’elle doit tout porter sur ses épaules.

Enfermées par le préjugé de la « Strong black woman » ou de la femme « potomitan » en créole, il est difficile pour les femmes Noires de montrer leurs faiblesses.

Des mythes qui ont la dent dure

Le mythe de la strong black woman aux États-Unis et de la femme potomitan en Outre-mer se créent à partir de l’esclavage.

Dans les plantations, au temps de l’esclavage, les familles sont déstabilisées. Les hommes sont absents des familles. De par leur condition d’esclave, ils ne peuvent assurer leur rôle paternel. Ils sont « dévirilisés », décrédibilisés dans leur rôle de protecteur, pourvoyeur de nourriture et de soutien financier.

La femme devient donc le pilier de la famille sur lequel tout le monde s’appuie. D’ailleurs « potomitan » fait référence au « pilier central » que l’on retrouve dans les temples vaudous.

Ainsi, naît le mythe de le femme Noire forte qui supporte tout. Elle devient un modèle à suivre.

La femme Noire sera dépeinte comme dure, agressive, forte, masculine. Tandis que les femmes Blanches seront perçues comme douces, aimantes et fragiles.

Aujourd’hui, les films relaient cette image d’une femme Noire, forte, agressive, masculine. Un préjugé qui a la dent dure qui conduit beaucoup de femmes Noires à taire leurs faiblesses.

Santé mentale : une nécessité

Les femmes Noires ont tendance à tout supporter au prix de leur santé mentale. C’est l’épuisement physique et psychologique assurés.

Un bébé qui pleure, des vêtements à étendre, un repas à préparer, une serpillère à passer, un travail pénible, les difficultés s’accumulent. Si en plus se rajoutent des difficultés amoureuses, on est à 2 doigts de la catastrophe.

C’est pourquoi, il faut admettre que l’on est fragile parfois. Il faut se donner le droit de pleurer….Oui, pleurer. Évacuer cette pression interne qui demeure en nous. Il faut admettre que l’on ne peut pas tout supporter. Admettre que l’on est une femme tout simplement et pas un pilier sur lequel tout le monde peut se reposer.

Se donner le droit de pleurer c’est reconnaître que nous ne sommes pas des super women mais juste des femmes.

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