Les prostituées : les grandes oubliées du coronavirus

Les grandes oubliées du coronavirus.

Qui se préoccupent de ces femmes qui arpentent nos rues à la recherche d’un client ? Il n’est pas question ici de discuter de l’acceptation ou non de la prostitution. Elle existe. Elle est là.

Et non, il ne s’agit pas d’une caricature de la prostituée africaine car celle qui écrit cet article (moi) a personnellement rencontré des prostituées africaines. Leur calvaire est réel.

Ces prostituées recherchent désespérément ce client. Ce client nécessaire à leur survie. Ce client qui paie. Il n’est plus là. Le confinement a eu raison de lui…

Ah! Il a tout gagné ce client. Le beurre et l’argent du beurre. Aussitôt le confinement fini il sautera dans les bras de cette femme oubliée pour lui dire qu’elle lui a  manqué. Mais en attendant il est au chaud chez lui avec sa femme, l’officielle. 

Mais pour elle, l’Autre,  pas de chômage partiel. Pas d’allocation chomage. Pas de prime. Pas de dédommagement. Comment fera-t-elle pour (sur)vivre? Nul ne sait et nul ne s’en soucie. Les médias en parleront peu car coronavirus ou pas on ne s’émeut que de la détresse des gens acceptables…

Enfin! Enfin, il est là! Le client! Cette manne financière tant attendue! Mais comment respecter les gestes barrières contre le coronavirus? Il s’agit tout de même de relations sexuelles… Mis à part le STRASS (Syndicat du travail du sexe) qui s’en soucie? Ils ont édité sur leur site des mesures pour se protéger du coronavirus pensant l’acte intime.

Quid de ces travailleuses du sexe d’origine africaine dont « on » a pris les papiers et dont la survie dépend du nombre de clients ramenés. Comment vivent-elles ce confinement sans client, sans revenu, confinées à la merci de leurs bourreaux.  Qui s’en inquiètent? Quelles mesures sont prises pour ces prostituées qui se prostituent loin des regards dans des coins sombres à l’abri des regards? Et non, il ne s’agit pas d’une caricature de la prostituée africaine car celle qui écrit cet article (moi) a personnellement rencontré des prostituées africaines. Leur calvaire est réel.

Précarité, violence, perte de revenus…. Les prostituées sont les grandes oubliées de cette période de confinement. À part pour celles qui ont le statut d’autoentrepreneur, il sera difficile pour les autres de passer cette période.

VJV

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